Cantines scolaires : bye bye Sodexo !

Victoire ! Après un combat de plus de deux ans des associations de parents des écoles communales de Saint-Gilles et plusieurs interpellations du Groupe Ecolo-Groen au conseil communal, le cahier des charges pour le fournisseur des cantines scolaires a enfin été modifié. Bien qu’encore nettement perfectible, il s’agit d’un pas dans la bonne direction d’une alimentation plus durable pour les cantines scolaires de la commune.

AffichePremier effet : l’éviction de Sodexo, qui jusqu’ici fournissait les écoles, au profit de TCO Service, service de restauration qui adopte une démarche globale de gestion durable : denrées de qualité (ingrédients bio, légumes et fruits de saison, pas d’OGM), fournisseurs sélectionnés, menus équilibrés, achats éco-responsable (les circuits courts, les denrées à faible empreinte écologique et les labels sont privilégiés), tri des déchets. Tout cela sans augmentation des prix, un des principaux arguments qui nous avait été opposé lorsque nous réclamions de passer aux cantines durables à Saint-Gilles…

Reste que le pouvoir adjudicateur du marché des repas scolaires est toujours l’asbl « Les amis des écoles officielles de Saint-Gilles », une asbl qui échappe au contrôle du conseil communal. Or, on parle ici de plus de 72 .000 repas chauds par an et quelque 34.000 soupes… soit un coût de plus de 192.000 € htva, montant en augmentation constante. Nous continuerons donc à interpeller sur ce dossier.

Cahier des charges cantines scolaires 2014-2015

Merci !

Petite dédicace de Grrreeny, petit tigre Ecolo et un des personnages de BD préférés de mes enfants…

Greeny

 

20 % d’indécis…

Plus que quelques heures pour vous décider…

Société civile

 

Vote TTIP (Traité transatlantique) au Parlement européen

Vote TTIP (Traité transatlantique) au Parlement européen

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Réduire la fracture scolaire

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 10 : Soutenir les enseignants pour réduire la fracture scolaire à Bruxelles

L’enseignement à Bruxelles, mais également en Wallonie, est caractérisé par une grande inégalité. Il s’agit en réalité d’une double inégalité. Une inégalité de résultats d’une part, car les écarts sont grands entre les meilleurs et les moins bons élèves. Et une inégalité des chances, puisque parmi les élèves les plus faibles, on retrouve beaucoup de jeunes issus de milieux défavorisés. Les études se suivent et se répètent pour le souligner.

Cette inégalité est aussi un problème, vu qu’elle génère des résultats scolaires globaux en-dessous de la moyenne aux différents tests internationaux.

EcoleEcolo propose plusieurs pistes de solutions pour remédier à cette situation assez catastrophique pour l’avenir de la jeunesse bruxelloise. Nous devons prendre le contre-pied d’un système scolaire qui fonctionne comme une machine à séparer et classer les élèves (via le redoublement, le renvoi dans l’enseignement spécialisé, les options, les filières, l’exclusion scolaire…) ! C’est, par exemple, le sens du tronc commun que nous défendons, qui doit permettre à tous les élèves, dans un premier temps jusqu’à 14 ans, d’explorer leurs potentiels intellectuels, techniques, scientifiques, artistiques et corporels tout ensemble, avant de poser des choix d’orientation.

Nous avons aussi toujours défendu l’encadrement différencié : le fait de concentrer des moyens supplémentaires dans les écoles où les élèves rencontrent le plus de difficultés. Ainsi que l’abaissement de l’obligation d’inscription scolaire dès 3 ans, parce qu’on sait que les compétences de socialisation et d’apprentissage de la langue qu’apporte l’école à cet âge-là sont des atouts essentiels pour la réussite dans la suite des études.

 On ne réduira pas la fracture sociale sans les enseignants

Si les réformes sont importantes et absolument nécessaires, elles ne sont en soi jamais suffisantes. Les décrets ne suffisent pas à eux seuls à changer la réalité. On ne réduira pas la fracture sociale sans l’aide de ceux qui sont avec les élèves, heure après heure, dans les classes, soit les enseignants.

C’est pourquoi nous proposons, à travers la formation initiale et continue, de mieux outiller les enseignants par rapport à la diversité toujours plus grande (culturelle, linguistique, sociale…) de leurs élèves et pour savoir la gérer. Ce n’est qu’avec des enseignants soutenus et maîtrisant ces outils que la maîtrise de la langue de l’enseignement ou le tronc commun pourront être des réussites, en particulier à Bruxelles.

Et parce qu’on sait que pour être concrètement soutenus, les enseignants doivent faire partie d’équipes pédagogiques motivées, nous proposons d’alléger les charges administratives qui écrasent aujourd’hui les directions d’écoles, pour renforcer leur rôle de coordinateur d’une équipe pédagogique. On le sait, les écoles bien dirigées, où travaillent des équipes soudées font la différence en termes de lutte contre les inégalités.

 

 

 

Une vision globale, c’est bon pour la santé !

5+5=10

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 9 : améliorer la santé de toutes et tous par une politique globale et intégrée

De nombreuses enquêtes le démontrent régulièrement (voir par exemple l’enquête publiée la semaine dernière par le SPF Santé publique et Environnement : http://www.climat.be/fr-be/service-federal/activites/communication/enquetes-publiques/), la santé est l’une des principales préoccupations des Belges. Et pourtant, une part de plus en plus grande de la population est en mauvaise santé, à cause de l’accroissement des inégalités socio-économiques.

Or, le lien entre pauvreté et mauvaise santé est démontré : ainsi, plus du tiers des Belges les plus précarisés souffrent d’une ou plusieurs maladies chroniques. Et un peu moins d’un tiers reporte des soins de santé pour des raisons financières.

carte-bruxelles-professions santé

Pour les écologistes, assurer la qualité de vie la plus grande à l’ensemble de la population a toujours été un objectif primordial. C’est pourquoi Ecolo avance plusieurs propositions pour améliorer la santé de la population. Tout d’abord, nous voulons garantir l’accessibilité financière aux soins, en augmentant le remboursement des soins pour les plus précarisés et en réduisant le prix des médicaments (notamment en étendant les mécanismes d’appel d’offre « kiwi »).

Mais la santé, ce n’est pas que l’absence de maladie : c’est un état complet de bien-être physique, mental et social, influencé par de nombreux facteurs. Plusieurs études ont en effet démontré que l’efficacité du système de soins influence la santé à moins de 30 %. En revanche, les facteurs dits « environnementaux » (le logement, la qualité de l’air, mais aussi le fait d’avoir un emploi ou des amis) interviennent pour plus de la moitié de l’état de santé.

Améliorer la santé de l’ensemble de la population doit donc passer par une politique intégrée : favoriser une alimentation saine, soutenir les déplacements à pied et à vélo, construire des logements de qualité, etc.

C’est pourquoi Ecolo propose d’inscrire la santé dans les plans de développement fédéraux, régionaux, communautaires, communaux… et d’étudier l’impact sur la santé de l’ensemble des décisions politiques, comme cela se fait au Québec, avant même de mettre la politique en œuvre, mais aussi pendant. Car la santé est notre bien le plus précieux !

Voter, ça ne sert à rien…

vote-utileVoter, ça ne sert à rien…

Par Martine Cornil

La phrase la plus entendue ces derniers temps… Ca ne sert à rien.
Ah bon ? Tiens, et se lever chaque matin en sachant qu’un jour on va mourir, ça sert à quoi ? Et mettre des enfants au monde en ne sachant pas de quoi est fait demain, ça sert à quoi ?
Ce qui est certain c’est que voter sans s’intéresser à la chose politique, cela ne sert effectivement pas à grand-chose, ce qui est certain c’est que voter sans s’intéresser au projet de société qui sera porté, ça c’est un peu léger, ce qui me semble clair c’est que voter un dimanche et puis ne plus s’impliquer dans la vie politique pendant cinq ans, ça ça n’a guère de sens et ne peut amener que des désillusions, lesquelles amèneront à cette fameuse phrase : voter ça ne sert à rien…

Autre phrase entendue souvent « c’est toujours les mêmes… »
Bien. Que l’on me corrige, mais il me semble que chacun est libre de voter pour de nouvelles têtes, porteuses de nouveaux projets, personne ne va dans l’isoloir avec un pistolet sur la tempe et on peut choisir de ne pas voter en case de tête, on peut panacher son vote sur une même liste, voter pour plusieurs candidats. Oui, mais pour cela il faut se tenir un peu au courant, suivre la carrière des uns et des autres, s’intéresser aux personnalités qui ne font pas la une des médias, comprendre que chaque parti est traversé par divers courants, diverses sensibilités, favoriser les sensibilités qui nous semblent le plus répondre à nos attentes, ça demande un peu de boulot de la part de l’électeur, un peu de saine curiosité…

Plus curieux « elle, lui, je les aime bien, je trouve qu’ils font du bon boulot, mais je pense qu’ils ne sont pas représentatifs de leur parti, alors je vais voter pour un autre parti, ça fera une leçon à ceux qui dirigent… »
Et là, les bras m’en tombent…
Ne pas voter pour des gens en qui on croit, en qui on a totalement confiance, porteurs de projets qui nous ressemblent parce que machin ou machine dans le parti a une tête qui ne nous revient pas…
Ne serait-ce pas l’inverse qui serait rationnel, productif ? Voter au sein d’un parti pour ceux qui incarnent notre idée de la société à venir, les renforcer, influer ainsi sur une tendance, faire bouger les lignes ?

Ne garder en tête que les échecs, les manquements d’un parti, ne pas se souvenir ou se renseigner sur les combats gagnés, dans un pays où tout est de l’ordre du compromis dans des cadres de coalition, où seul compte le rapport de force…
Le rapport de force c’est le résultat des élections, le résultat des votes.
Alors avant de voter prenons le temps de nous intéresser aux bilans, penchons-nous sur les programmes (oui, je sais, ça prend du temps, beaucoup de temps, mais on vote pour des partis qui vont impacter notre quotidien pendant au moins cinq ans…)
Et puis après, restons vigilants et n’hésitons pas à demander des comptes.
L’Etat est la somme de tous ceux qui le composent.

Martine Cornil.

http://martinecornil.blogspot.be/2014/05/voter-ca-ne-sert-rien.html?spref=fb

Discours de Martine Cornil du 11 mai 2014 au congrès ECOLO

 

Intervention de Martine Cornil au congrès Ecolo du 11 mai 2014 from Ecolo.be on Vimeo.

Les priorités Ecolo en quelques dessins

La campagne et les priorités Ecolo vues par Antoine, mon fils, 11 ans

Ecolo CongestionCDH AirEgalitéAlimentation durable

Une alimentation durable pour tous

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 8 : Favoriser l’alimentation durable dans les collectivités et l’agriculture urbaine

Nous proposons que toutes les collectivités (crèches, écoles, administrations régionales, maisons de repos, hôpitaux…) adoptent une alimentation durable, c’est-à-dire composée de produits locaux de saison issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

AfficheLes communes qui ont participé au projet « Cantine durable » ont intégré dans leurs commandes relatives aux repas scolaires des critères de durabilité. Ces expériences montrent qu’il est possible de proposer des repas plus sains, plus équilibrés, plus goûteux, plus respectueux de l’environnement et des droits des travailleurs sans en augmenter le coût. Une fois le changement de matériel, de pratiques et la formation opérés, ces repas qui créent des emplois de proximité dans le secteur agricole ne sont pas plus chers.

Des mesures réglementaires doivent imposer des critères de durabilité pour la fourniture alimentaire des crèches et écoles. La santé de nos enfants en bénéficiera directement.

Concernant les hôpitaux, il est maintenant acquis que bien y manger est non seulement possible mais participe aux processus de revalidation. Un accompagnement spécifique permettra l’intégration de critères d’alimentation durable en tenant compte des contraintes de régime des patients.

Illu alim durable champ chouxIl y a lieu d’étudier la possibilité de réorienter une partie du soutien agricole vers les cantines afin qu’elles se fournissent auprès d’une agriculture de haute qualité.  Outre des repas de qualité dans les cantines, cela soutiendrait la création d’emplois dans le secteur agricole de proximité.

Nous continuerons à soutenir et à développer « le Jeudi Veggie » qui vise une réduction de la consommation de viande, sans la stigmatiser, en faisant la part belle aux légumes, fruits et céréales.

L’alimentation durable, facteur essentiel de santé et de bien-être, doit être conçue pour être accessible à tous, y compris les moins nantis. Cela passe par le développement et la mise en réseau des épiceries sociales et/ou mixtes (à tarif différencié), l’amélioration de la qualité des colis alimentaires, le soutien au développement de « cantines » de quartier, l’intégration et le soutien de projets de potagers et de cuisine collective via un encadrement.

3.500 emplois d’ici 10 ans

Intégrée dans l’Alliance-Emploi-Environnement, l’alimentation durable pour tous permettrait, selon une étude réalisée en 2012 par les Facultés Saint Louis en collaboration avec le bureau Greenloop et Actiris, de créer 3500 nouveaux emplois d’ici 10 ans. A cette fin, 50 projets ont été lancés afin de mieux cerner dans quel sens orienter la conversion et comment soutenir au mieux le changement dans l’ensemble des filières alimentaires. Tout naturellement, ces projets concernent le secteur de l’agriculture urbaine et le lancement de fermes adaptées aux contraintes urbaines pour la mise sur le marché de produits de qualité.

Illu alim durables haricots

Nous souhaitons aussi que les nombreux événements qui se déroulent à Bruxelles soient l’occasion d’y proposer une alimentation durable et particulièrement ceux qui bénéficient d’un soutien de la Région. Cela passe par le soutien concret des organisateurs d’évènements en leur fournissant les critères d’une alimentation durable dans un évènement, des conseils de bonnes pratiques et des listes de fournisseurs.

Afin de donner de Bruxelles une image gourmande et attractive auprès des Bruxellois et visiteurs, le projet « goûter Bruxelles » qui permet d’identifier les entreprises Horeca inscrites dans l’alimentation durable doit continuer à être développé.

 

Réguler le marché locatif, pour que Bruxelles soit accessible

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

Proposition 7 : La mise en œuvre d’une régulation des loyers afin de lutter contre les abus, rendre le logement plus accessible et encourager les investissements

A Bruxelles, environ 63 % des habitants sont locataires et près de 50 % de la population bruxelloise est logée dans les 330.000 logements locatifs privés (les autres étant locataires de logements publics)

Nous constatons que l’accès à un logement salubre et adapté est de plus en plus compliqué pour une part sans cesse grandissante de la population bruxelloise. Même les ménages à revenus dits « moyens », et a fortiori les ménages à revenus faibles, doivent consacrer plus de 50 % de ce qu’ils gagnent à leur logement. Cela est dû, entre autres, au fait que les prix des loyers augmentent trop vite, au-delà de l’inflation et de l’augmentation des revenus. Ainsi, « entre 2008 et 2012, les loyers à prix constants ont augmenté de 8% », note l’Observatoire des loyers.

photo encadre loyers

Pour Ecolo, il est essentiel que le logement à Bruxelles reste accessible au plus grand nombre. Une multitude d’outils doivent être mis en œuvre pour ce faire (aides ciblées à l’acquisitif, logements sociaux, agences immobilières sociales, projets innovant comme les « community land trust », etc.). Mais nous plaidons aussi, vu la situation dramatique sur le marché locatif privé, pour une maîtrise des loyers, via l’instauration d’un système de régulation de ce marché.

Réguler, concerter, encourager

Nous défendons l’idée que, à la signature d’un nouveau bail, le propriétaire ne puisse revoir le loyer à la hausse que sous la limite de l’inflation ou en raison d’investissements améliorant significativement le confort ou entraînant une baisse significative du coût des charges, via l’amélioration de la performance énergétique du bien. Cela signifie que le nouveau locataire soit au courant du loyer de l’ancien locataire. Ce système permettrait d’éviter des hausses injustifiées de loyer. Le cas échéant, en cas de conflit entre propriétaire et locataire concernant le prix du loyer, on pourrait charger des commissions paritaires locatives (réunissant représentants des propriétaires et des locataires) de trancher.

Nous voulons aussi revoir la fiscalité immobilière pour la rendre plus juste et équitable, rendre les logements financièrement accessibles, stimuler les investissements qui améliorent les performances énergétiques et font ainsi baisser les coûts liés aux charges.

Durant cette législature 2009-2014, sous l’impulsion de Christos Doulkeridis, Secrétaire d’Etat Ecolo au logement, une grille indicative des loyers a été élaborée. Celle-ci objective les prix du marché par quartier et par type de logements, en tenant compte des équipements présents ou non. C’est une belle avancée, portée par Ecolo, mais nous devons maintenant aller plus loin.

Ces grilles doivent être rendues publiques et être utilisées concrètement, par exemple de le cadre du calcul de la fiscalité immobilière.

La régionalisation de la loi sur le bail et de certains aspects de fiscalité immobilière, qui sera une réalité dès le 1er juillet 2014, doit permettre à la Région bruxelloise de mettre en place des dispositifs qui régulent le marché, améliorent l’accès au logement et encouragent les investissements. Nous ne pouvons laisser passer cette opportunité !

 

Le REB et des lignes CHRONO pour un réseau de transports en commun de surface complet et efficace

Arnaud Pinxteren, Barbara Trachte, Alain Maron, Catherine Morenville et Magali Plovie. Nous sommes cinq candidat.e.s à l’élection au Parlement bruxellois ce 25 mai et nous vous présentons, sur 5 semaines, 10 propositions concrètes pour un Bruxelles plus vert et plus juste.

 

Proposition 6 : mettre en place, dès aujourd’hui, un réseau express bruxellois (REB), et développer les lignes de surface CHRONO sur le réseau de la Stib

Bruxelles souffre de la congestion automobile. Les impacts sont multiples : qualité de vie, qualité de l’air et mobilité s’en trouvent diminuées, pour les Bruxellois comme pour les navetteurs. L’attractivité de Bruxelles est elle aussi impactée par des déplacements intra-bruxellois difficiles. La capitale a besoin de réponses rapides, efficaces et peu coûteuses. Ecolo a durant cette législature, développé des solutions qui répondent à ces impératifs. Nous voulons les mettre en œuvre.

Le REB, réseau express bruxellois : 162 km de voies ferrées et 29 gares du réseau SNCB qui maillent Bruxelles du nord au sud et d’est en ouest, qui desservent de nombreux quartiers aujourd’hui isolés. Son tracé est complémentaire du réseau métro et renforce l’offre de trams et de bus, aujourd’hui insuffisants, et qui devront, demain, répondre à une demande croissante. Ce réseau ferré sous-exploité (avec parfois un train par heure, ou une desserte inexistante le week-end et en soirée) doit être mobilisé, et sera complémentaire au futur RER. Nous voulons une fréquence d’un passage tous les quarts d’heure.

Nous avons identifié un développement du REB en deux phases :

Une première phase qui peut être mise en place directement, ne nécessitant ni travaux, ni permis. Le matériel déjà acquis par la SNCB pour le futur RER (les trains Désiro) pouvant être utilisé, le coût se limite aux frais d’exploitation de deux lignes :

  • La ligne A de Moensberg à Haren (ligne 26).
  • La ligne B entre Berchem-Sainte-Agathe/Jette et la gare du Nord (ligne 50).

Plan REB - phase 1

La seconde phase prévoit des aménagements d’infrastructure et la mise à disposition de nouvelles gares. La ligne A y est prolongée depuis la Gare du Midi jusqu’à Moensberg, desservant Forest et Uccle. La ligne B est étendue de la gare du Nord à Boitsfort.

Plan REB - phase 2

En matière de coûts d’exploitation, le REB représente moins de 2% des kilomètres parcourus actuellement sur le réseau SNCB, et s’adresse à un public qui représente 10% de la population nationale.

Le déploiement des lignes CHRONO : des trams et des bus qui ne s’arrêtent que pour embarquer et débarquer les usagers, jamais dans les embouteillages.

 

Nous voulons, dans un avenir proche, développer le réseau de surface de la Stib en multipliant les lignes CHRONO, des lignes de bus et de tram à haut niveau de service.

Ecolo a identifié les lignes prioritaires sur lesquelles concentrer les efforts afin d’offrir aux usagers des lignes radiales performantes, reliant le centre à une rocade, elle aussi desservie par des lignes CHRONO.

Ces lignes doivent être sorties du trafic automobile grâce à des sites propres, des contre-sens, des voies prioritaires, ou encore une priorité aux carrefours assurée par le système de télécommande des feux de signalisation.

A titre d’exemple, la ligne 7 sur le tronçon Heysel-Lambermont, a vu son temps de parcours passer de 17 à 13 minutes avec la multiplication des mesures. Soit un gain de 25% de capacité pour répondre à la demande d’offre à court terme.

Nous voulons un Plan régional de Transport de surface qui s’imposera à toutes les autorités et conditionnera l’octroi des aides régionales en matière de travaux publics.

CHRONO_definitive